Présentation

NOUVEAU:

Recherche

Ecologik Buro

        Etre des amis c’est une chance…

      S’imaginer travailler ensemble c’est un fantasme…

           Créer une société pour le faire c’est du délire !!!  

 

Nous espérons sincèrement que le titre de ce blog est suffisamment explicite et que vous aurez compris que notre propos sera ici de vous exposer par le menu, tous les détails de ce que nous espérons être une grande aventure humaine et commerciale.

Tout le monde nous ayant prédit disputes, jalousies, mesquineries et autres avanies, nous avons trouvé judicieux de vous faire partager notre communauté dès le début de notre activité et avant que nos relations mutuelles ne se dégradent.

Vous serez ainsi les témoins volontaires de la fausseté de la sagesse populaire ou les spectateurs privilégiés de la fin d’une  présumée sincère amitié de 15 ans...

       Alors, soyez les bienvenus…

                Prenez place et installez-vous confortablement…

                          Dans notre expérience « d’ENTREPRISE-REALITE »…

Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 15:34

 Depuis le 20 Novembre 2006, les parents de François sont partis pour une quinzaine de jours, une occasion rêvée pour nous de renouer le contact, de faire un point précis sur nos situations, sur nos intentions et pinceau en main d’entreprendre une efficace et amusante rénovation du domicile familial. 

Un temps superbe et inhabituel pour la saison sévit sur la région Biterroise, très pratique et motivant pour le genre de travaux que nous nous apprêtons à effectuer mais relativement alarmant quand à la validité de la thèse des Anti-Réchauffement.

Notre « chantier » est une sorte de réplique trash de la chanson de Le Forestier. C’est une maison jaune adossée au lotissement, on y vient à pied, on ne frappe pas, ceux qui vivent là sont en pleine activité…

L’ampleur des travaux a été estimée par l’œil expert de Devy, François, comme toujours, s’occupe de l’intendance quant à moi, j’apporte cette sempiternelle force brute Cévenole. Les parents de François, eux font simplement confiance à 3 dingues en errance.

Le décor est planté, s’ouvre alors une formidable quinzaine de liberté totale. Une activité fiévreuse s’empare de nous, coups de marteaux sur les doigts, poussière dans les yeux, décapant sur les mains, échardes, mal au dos, aux jambes, aux bras… maladresse et manque de préparation physique nous font cruellement sentir le terrible déclin de la trentaine.

Cependant, le moral est au beau fixe, une franche camaraderie virile est bien souvent la pierre angulaire du moral des hommes dans la difficulté, concours de pets, histoires fumeuses, boites et tacles en tous genres, packs de bière, palette de Chipster et au moins un demi cochon auront été nos impénétrables remparts face au découragement et à la douleur.

Les journées se suivent et se ressemblent, au son effréné de radio Nova, au rythme envoutant de « Vato » de Snoop Dog, de « Ecoute moi camarade » de Rachid Taha et de « Gibraltar » de Abd Al Malik.

Devy S’affaire à droite à gauche, visse, dévisse, place, remplace. François comme d’habitude se pose la question de l’opportunité du ravitaillement, de la logique de telle ou telle démarche, de l’avantage comparé de remettre à plus tard une opération nécessaire pour la coupler à une autre inutile (Thèse originale disponible en « Que sais-je »). Pour ma part, je décape, ponce, lessive et m’adonne avec plaisir à ces taches indispensables et totalement non gratifiantes.

Nos soirées sont torrides, au coin de la cheminée ronflante la déshydratation nous guette mais Pernod veille. Apéritifs dinatoires plus liquides que solides, discussions endiablées sur l’avancement des travaux, sur les taches à effectuer en urgence, tournois épiques sur Everest Poker sont les principales distractions de notre nocturnal quotidien.

Peu à peu, les paroles se font moins fortes, les volutes bleues partent en fumée, le crépitement du feu de bois semble plus lointain, les paupières deviennent lourdes, la fatigue physique nous écrase et libère enfin nos esprits encore encombrées par l’angoisse du devenir, il est temps pour le rideau de tomber.

Le temps égrène sont interminable chapelet d’heures, de minutes et de secondes, les travaux avancent mais aucun d’entre nous ne parvient à se départir de la question du surlendemain. Bien sur, cet entêtant filigrane, nous l’évoquons de temps à autre mais en douceur afin de ne pas briser la magie de notre quotidien, de ne pas réveiller l’angoisse de l’autre. En fait, nous l’effleurons autant par pudeur que par peur, nous sommes sur de notre entente, confiant en notre capacité commune et désireux de continuer à travailler ensemble mais où, dans quelle branche et comment restent toujours sans réponse malgré notre ardent désir et notre bonne volonté…

Par S.AGNIEL - Publié dans : ecologik-buro
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés